MÉTHODE DIAGNOSTIQUE

METHODE DIAGNOSTIQUE et CONSEILS

La démarche diagnostique commence par l’écoute de l’histoire du patient. Puis viennent les tests. Le premier consiste à injecter de l’eau chaude puis froide dans l’une puis l’autre oreille. L’absence d’un mouvement réflexe des yeux en réponse à cette stimulation, un ‘nystagmus’, indique seulement qu’une partie de l’appareil vestibulaire, le canal semi-circulaire horizontal, ne code pas les mouvements lents. Ce test existe depuis le début du 20ème siècle et le seul dont disposait la médecine jusqu’à la fin du siècle, mais aujourd’hui,  il est indispensable et beaucoup plus important de tester la fonction des trois canaux en réponse à des mouvements rapides comme ceux que nous effectuons tout le temps sans même nous en rendre compte, lorsqu’on nous interpelle, par exemple. Le médecin imprime de petites mais très rapides rotations de tête au sujet assis face à une caméra. Le test est pathologique si le sujet ne parvient pas à maintenir son regard sur la caméra lors des mouvements. Le bilan est complété par l’enregistrement de la fonction des organes otolithiques. Le sujet est allongé sur un divan équipé d’électrodes collées sur le visage et le cou et d’un casque sur les oreilles. Ainsi, le médecin enregistre les contractions musculaires de certains muscles en réponse à des stimuli acoustiques. 

CONSEILS

Une fois le diagnostic fait, aucun traitement permet de restituer la fonction perdue, malheureusement. Alors, que faire ?

La physiothérapie vestibulaire préconisée immédiatement après la perte soudaine de la fonction d’une seule oreille n’est pas bien efficace en cas de déficit vestibulaire bilatéral. Toutefois, il est indispensable de maintenir une musculature aussi forte que possible. Donc, … de bouger ! Les muscles et les articulations informent le cerveau de notre position dans l’espace. C’est la ‘proprioception’. Apprendre à ‘écouter’ ces informations peut aider. Des physiothérapeutes sont compétents pour aider à y parvenir.

Porter des chaussures plates et éviter de se déplacer dans l’obscurité sont de faciles mesures de précautions. 

A mon avis (JPh Guyot), le port de verres progressifs en cas de myopie et presbytie est déconseillé. A chaque mouvement des yeux vers le haut ou le bas, la vision est corrigée différemment, obligeant le cerveau à recalibrer instantanément les réflexes nécessaires à l’équilibre. C’est lui ajouter une tâche supplémentaire dans une situation déjà précaire en raison du déficit vestibulaire bilatéral. Mieux vaut deux paires de lunettes, l’une pour la vision rapprochée, l’autre pour la vision lointaine. C’est embêtant, bien sûr, mais beaucoup de malades m’ont dit en avoir tiré un bénéfice. Les verres de contact progressifs qui fonctionnent selon d’autres modalités que les verres progressifs des lunettes ne me semblent pas déconseillés.